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  • Musique minimaliste 1/3

    La musique minimaliste 1/3

    Premier article sur mon blog à propos de la musique minimaliste.
    Ah oui ! je suis toujours enthousiaste lorsqu’il s’agit de ce courant musical.
    Je l’ai découvert il y a une quinzaine d’année avec Arvo Pärt, je l’écris depuis peu pour les besoins de ma 4ᵉ partition.
    Entre économie de moyens et recherches en profondeur, ce courant musical est plus un mouvement, d’après moi, à l’instar de certains mouvements écologique (permaculture), idéologique (sobriété heureuse), sociétal (décroissance).

    Cette musique est née dans les années 1970, simultanément en Estonie et aux U.S.
    Quel lien culturel entre ces 2 pays en 1970 ?
    Aucun !
    Alors, pourquoi ? Pourquoi et comment ce courant est apparu ?

    Origines

    Dans cet article, je vais vous raconter sa naissance.
    Il se dit qu’un petit groupe de personnes peut influer sur le courant de l’humanité et c’est le cas ici : 2 personnes plus précisément.
    Moondog aux États-Unis et Arvo Pärt en Estonie.

    Moondog à New York

    Moondog

    Louis Thomas Hardin de son premier nom est né en 1916 à Marysville dans le Kansas.
    Fils d’un pasteur et d’une organiste, il fut initié à des rythmes traditionnels de la musique indienne, par un chef Arapaho. Cette rencontre, anecdotique alors, le marquera pour toujours.
    Sa vie bascula dans sa 16ᵉ année lorsque, jouant avec un paquet de dynamite le long d’une voie ferrée celui-ci lui explosa au visage. il en perdit la vue.
    D’écoles pour aveugles en Conservatoires de musique, il arrive à New York en 1943. C’est dans cette ville qu’il décide de s’appeler “Moondog”, en l’honneur d’un chien de son enfance appelé Lindy, “qui hurlait à la lune comme ne le fait aucun autre chien”.
    Dans la ville qui ne dort jamais, il vivra principalement dans la rue, installé à l’angle de la 54ᵉ avenue et de la 6ᵉ rue. Il déclame alors sa poésie, joue d’instruments fabriqué par lui-même.
    Il est aussi appelé “le viking de 6ᵉ avenue”. En effet, développant un fort intérêt pour la culture Scandinave à la lecture de l’Edda poétique il fabrique alors ses vêtements, ses chaussures, forge un casque de viking et se munit d’une lance de guerrier.
    Fortement attaché aux civilisations et traditions anciennes comme les amérindiens d’Amérique du Nord, les Vikings il porte aussi beaucoup d’intérêt au Zen bouddhiste.

    VIDÉO Invocation

    VIDÉO Bird’s lament

    Entre rencontres fortuites, répétitions du philharmonique, enregistrements de disques, compositions, rencontres musicales avec de grands jazzmen, il eut une grande renommée dans la ville qui ne dort jamais.
    En jouant dans les rues, il se lie d’amitié avec de nombreux musiciens, qui passait par là et jouaient parfois avec lui. Des gens comme Charlie Parker, Dizzie Gillepsie, Louis Bellson, Phillip Glass, Tony Scott aussi.

    Il m’apparait comme une sentinelle, postée au coin d’une rue, le plus souvent en posture statique. Un homme d’un autre monde qui n’a rien à voir avec la frénésie de cette gigantesque ville et qui pourtant la supporte et dans un certain sens, la régule.

    Les compositeurs Philip Glass ainsi que Steve Reich et Jon Gibson le sacrent père du minimalisme.
    Pour en apprendre (beaucoup) plus, je vous invite à visiter l’excellent et complet site d’Amaury Cornut  www.moondog.fr

    Arvo Pärt

    Arvo Pärt

    L’autre figure emblématique de la musique minimaliste est Estonien.
    Arvo Pärt, né en 1935, a une vie plus “tranquille” comparée à celle de Moondog.
    Cela dit, il dût subir la répression du régime soviétique.


    Tintinnabuli
    Lien audio : Spiegle im spiegle et un autre…
    Arvo Pärt, compositeur estonien ? | France-Estonie (france-estonie.org)
    Dire en quoi le minimalisme des u.s. diffère de celui de Pärt.
    “Parce que le silence est toujours plus parfait que la musique. Il faut seulement apprendre à l’entendre.”
    Arvo Pärt – Universal Music France à propos de la censure.
    Arvo Pärt, explorateur insatiable de la musique, de la musique sérielle au Tintinnabuli (rtbf.be)

    Credits photo : Andy Goldsworthy Ephemeral works 2004-2014